samedi 1 août 2009

The Horrors - Primary Colours



Ici, tout rappelle Pornography de Cure. Enfin presque. On verra. On ne compose pas un album culte tous les ans (sauf les Beatles ou Bowie de temps en temps).


De la pochette floue, ou l'on devine le visage des membres de The Horrors, du choix du titre(Primary Colours / Primary), du vocabulaire utilisé, du morceau d'ouverture à rallonge et de cette ambiance sombre, glaçante, oui, on pense forcément aux premières heures des Cure.



Étrangement, les titres des morceaux, eux, ressuscitent le fantôme de Ian Curtis : "Three Decades", "Do You Remember", "New Ice Age", "I Can't Control Myself"...


Mais contrairement à ces 2 illustres coldwaver, The Horrors sait se montrer sexy et excitant. Faut dire, leur premier essai "Strange House" s'aventurait sur les Terres des Sonics et des Cramps.


"I Only Think Of You" risque de laisser plus d'un auditeur sur le carreau avec ses violons déglingués, sa voix caverneuse et son ambiance glauque. "Mirror"s Image" nous fait plonger subrepticement dans le gouffre que nous allons traverser à travers des "Who Can Say" ou New Ice Age" angoissants et bruitistes. Mais un bruit toujours sourd, brouillon. Pas la peine de crier quand personne ne vous entend...Le voyage se termine pas un tourbillon de 8 minutes : "Sea Within A Sea". Une fausse promesse de plénitude qui se mue en cauchemar agréable...

Voila ce qu'on peut trouver sur Primary Colours. Un album qui ressemble à un album. Composé et interprété comme si tout était foutu, desesperé. Pas le succès escompté avec leur premier disque ? Drogues ? Fatigues ? Révélations ? Ne jamais douté d'un groupe qui n'a pas tout dit donc. Espérons qu'il planque encore des surprises de cette taille pour la suite...


Bref, on ne remet pas de ce disque d'hiver qu'on écoutera tout l'été et qu'on ira écouter live à la Route Du Rock (St-Malo) et Rock En Seine (Saint-Cloud).

M.

vendredi 12 juin 2009

Tous mes amis sont des ermites. Ah non des photographes...

L'ami Wally, l'homme dont personne ne connait le vrai prénom (ou presque), contribue chaque jour à rendre le monde meilleur en :
1/ n'emmerdant personne

2/ prenant des photographies

3/ les publiant matin après matin

5 Ans que son blog existe. 5 ans de magnifiques clichés, jeux de mots, boutades, textes, musique et pieds. Et ca se passe ici : http://www.po-l.com/belogue/

Et comme ici, c'est chez moi, voici quelques unes de ces dernières captures (ici avec Benjamin d'Elista, le mec adorable le plus chiant que je connaisse).










mercredi 10 juin 2009

Setlist de l'été


- The Beatles : Good Day Sunshine

-The Doors : Waiting For The Sun

- Rolling Stones : She's a Rainbow

-James Brown : Sunny

-The Kinks : Sunny Afternoon

-Jimi Hendrix : First Ray Of The New Rising Sun

-Soundgarden : Black Hole Sun

-Nirvana : Season In The Sun

-Coco Rosie : Brazilian Sun

-Arctic Monkeys : When The Sun Goes Down

-Velvet Underground : Sunday Morning

-Janis Joplin : Summertime
-Sex Pistols : Holidays In The Sun

-Bob Marley : Sun Is Shining

-Weezer : Island In The Sun

-Nicolleta : Il Est Mort Le Soleil

-Ray Charles : Somewhere Over The Rainbow

-Sonic Youth : Plastic Sun

-Kasabian : Sun Rise Light Flies

-Regina Specktor : Summer In The City

-The Cure : The Last Day Of Summer

-The Beach Boys : All Summer Long

-The Beatles : Here Comes The Sun

-Pixies : The Holiday Song

Et s'il fait moche :

- The Beatles : Rain

- Prince : Purple Rain

- Garbage : Only Happy When It Rains

- I Am Kloot : Morning Rain

- Radiohead : Fog
(euh liste non exhaustive, faite de tête. pas la peine de raler, au contraire : proposer !).

mercredi 27 mai 2009

Hommage a la RATP




Souvent je prends la ligne 21. Tous les jours même. C’est un beau numéro, 21. L’age de la majorité aux Etats-Unis, pour boire. Pas pour posséder un flingue. Ni conduire. Le 21, il a un beau code couleur aussi. Vert. Un beau vert RATP. C’est un beau bus, le 21, quand il arrive fièrement à mon arrêt. Il est beau et fier car il passe par de jolis coins le 21. Comédie Française, Opéra, Luxembourg, Louvre, St Michel, Notre-Dame…Puis le 21, il passe en bas de chez moi. Alors tous les jours je prends le 21.


Parfois, je prends le 21 le soir tard. A son terminus, à St-Lazare. Une dame m’apostrophe. S’agite. Me donne son point de vue sur la RATP, les machinistes, les jeunes de banlieue, la violence. Elle ressemble à une bourgeoise clocharde. Elle dit qu’elle est réfugiée politique. Et travaille pour la police Européenne. Du coup, des gens la traquent et elle doit se cacher. Puis les chauffeurs de bus la reconnaissent tout le temps et ne s’arrêtent pas. Cette dame est visiblement folle et parano. Elle prend le 21.


Dans le 21, il y a beaucoup de vieux. Car ils ont peur du métro plein de loubards et de blousons noirs ! Ils sont petits alors on ne les voit pas. Mais on les sent. L’odeur déjà. Et les coups de pieds. Parfois un sac de course vous rentre dans le dos à chaque freinage. C’est la manière de se manifester pour un vieux. Et vous faire payer votre jeunesse.


Avant, je m’essayais dans le 21. Mais le regard des vieux est plus dangereux que le baiser d’un lépreux. Le combat visuel commençait. Si vous préfériez la fuite, en fixant vos genoux ou les passants qui marchent sur les trottoirs noirs, les réflexions flottaient. Adressées à tout le monde mais surtout à vous : "certains ont l'air bien fatigué de leur journée". Certes. Puis la pression silencieuse des autres passagers devenait si forte que vous finissiez par céder votre précieuse place.


Alors, plutôt que de jouer à ce jeu épuisant, je choisissais de toujours rester debout dans le 21. Ma scoliose et ma cyphose ne sont rien, comparées au regard demi-mort d’un vieux. Puis à 70 ans, quand je serai tordu et souffrant après toutes ces années dans le 21, je me vengerai sur les petits mutants en leur mettant des coups avec mon lecteur MP3 ringard, pour m’asseoir à mon tour.


Dans le 21, il y a une fille qui monte à l’arrêt suivant le mien chaque matin. Le soir, elle descend à l’arrêt précédent le mien. Ce qui veut dire qu’elle habite au même endroit le soir et le matin. C’est pratique. Une fois, elle est montée plus loin. J’en ai déduit qu’elle avait un amant.


Dans le 21, il y a un monstre de sexe masculin. Son regard bovin et ses mâchoires ballantes, son unique cheveu coiffé en arrière, sa peau luisante et son front humide font la joie des gamines qu’il reluque lubriquement. Pour signaler son désir de monter dans le bus, il fait signe au conducteur avec une lampe torche qui envoie sans doute des codes en morse. Il s’écroule ensuite sur son fauteuil, essuie sa sueur et décède le temps de la rue Claude Bernard. Pour se ranimer vers "Les Ecoles".


Dans le 21, tout le monde se sourit, quand on reste serré les uns contre les autres, sauvant les apparences d’une promiscuité troublante et gênante (selon si c’est une jeune fille en jupe ou le monstre du 21). On se sourit, s’envoie du « pardon, je vous en prie » mais on se déteste cordialement. Ici, dans le 21, c’est un combat ordinaire et quotidien. Un combat routier qui cache la guerre des sexes, la lutte des classes, les conflits d’intérêts. Chaque centimètre gagné est une victoire sur l’humanité. Chaque place acquise est un trône que l’on défend corps et âme.


Dans le 21, il y a des gens qui portent des Converse. Et les posent sur les sièges libres. D’autres passagers sortent donc leur mouchoir dans de grands gestes théâtrales pour signaler qu’ils vont nettoyer cet affront.


J’aime subir l’humour et l’humeur des conducteurs du 21. Selon s’ils sont en dépression, amoureux, guillerets ou éméchés, la conduite se fait douce, ponctuée, agressive, interminable voir erratique.


Dans le 21, j'ai retenu une gamine qui allait gicler dans un virage alors que son père s'occupait dans le décolleté d'une quadragénaire. Alors une dame m'a adressé un regard affectueux et bienfaiteur, comme pour s'excuser de l'attitude du papa et me remercier de ma bonté à défendre l'intégrité physique de cet enfant. En fait, j'avais juste eu peur pour mes pompes.


Dans le 21, je n'ai pas tellement de copain. Dans le 21, j'écoute rarement Chopin. Mais dans le 21, j'ai une copine qui me dit "vient j'emmène au Holiday Inn". Elle s'appelle Aglaé et traine sept décennies derrière elle alors je décline l'invitation.


C'est vraiment bien le 21.

dimanche 10 mai 2009

Hapodi ou comment faire son coming-out de Droite











Ces 4 créatures préhistoriques s'inquiètent. Ces "jeunes artistes" de Gôôôôche s'interrogent : "doit on se laisser piller par ces bandes de jeunes sauvages, empressés de découvrir nos oeuvres ?". Je suis persuadé que ces pirates en culotte courte meurent d'envie de téléchargement leurs disques d'ailleurs.
Nos 4 camarades trouvaient que Jack Lang, la fête de la musique, la fête de l'Humanité et les discours de Mitterand, c'était sympa. Ils étaient - plus - jeunes et puis ils étaient de gôôôôche et puis c'est tout. Normal. Des artistes.
Mais la, le PS et Martine, ils aiment plus du tout. Ils s'inquiètent. Ils s'interrogent : "Pourquoi le PS se coupe du peuple et et des aaaaaaaaaaaaartistes ?".
Hapodi. Affolement. Pas beau. Qui va payer ? Qui va acheter ? l'Art n'est pas une marchandise. Nos oeuvres, nos disques, nos films ont un prix. Va falloir passer à la caisse. Faut engrosser nos maisons de disques, nos boîtes de production.
Pas content Arditi, Greco, Picolli ou Le Forestier. Ils veulent que le PS reviennent à gauche. Par contre, ce sont-ils poser la question de savoir si ce n'était pas eux qui étaient passer à droite ? Ils ont le droit hein, yen a pleins qui s'affiche avec notre Président. Faut assumer les gars. Ou alors, peut-être qu'ils sont juste vieux. Rincés. Coupés. Peut-être même que les mots ADSL ou MP3 leur paraissent obscurs. Mais n'oublions pas que ces 4 personnalités représentent aussi la population vieillissante française. Ceux qui ont élus l'autre...
Pendant ce temps la, en Angleterre, berceau de la musique pop, la http://www.featuredartistscoalition.com/ s'organise.
Voila, nous, on à Greco et eux Radiohead.
Voila, nous on a Copé qui nous explique que la licence globale empêche la classification des artistes, et qu'un Doré ne peut pas valoir une France Gall. Ah ? Et Stuck In The Sound vaut moins que Superbus ? Peut-on avoir le poids de Vincent Delerm en pomme de terre ? Copé qui représente la jeunesse française bien entendu...
Heureusement, parfois, on lit une phrase (enfin un article, Technikart n° 132) d'un monsieur de 65 ans "On essaie de nous faire croire que si les consommateurs ne paient pas, les artistes ne seront pas payés. Totalement absurdes.[...] Il faut sortir de cette idée comme quoi la gratuité équivaudrait forcément à un manque à gagner pour l'artiste. Montrer aux gens que la solution n'est ni Hadopi, ni le piratage pur et simple, et que les artistes, comme les internautes ont intérêt à adopter une licence globale, bénéfique pour tous. C'est surtout à ça que sert une crise : repenser les modèles existants". Jacques Attali. Merci.

mardi 5 mai 2009

Pascal Obispo, tu es rigolo

Ce blog n'a jamais eu pour intention de défendre de grandes causes, de promouvoir des artistes de talents, ni d'enfoncer des portes ouvertes, avec des fenêtres dedans. Non, ce blog n'a aucun but précis si ce n'est vider mon esprit et faire rire quelques amis. Oh, bien sûr, entre deux âneries et quelques jeux de mots mal sentis, je fais part des mes amours sonores. Bref ce blog restera la poubelle de mon cerveau de ma tête.

Ainsi, je ne pouvais que faire part à mes fidèles lecteurs, qui se comptent sur les doigts de la main gauche de Django Reinhardt, de ma découverte hébétée de la nouvelle œuvre de Pascal Obispo, notre rockeur au grand cœur.
Modeste invité du Grand Journal de l'illustre Michel Denisot, le chanteur à bonnet présente son chef d'œuvre millésime 2009 : "Captain Samouraï Flower". Ce personnage, alter-égo héroique et flamboyant, est au centre même du disque : Obispo s'efface derrière et joue ce nouveau rôle pour "dénoncer". Wahou. Il est fort Pascal.

Mais en surfant sur l'écologie (Flower) ou le manga (Captain = Albator + Samouraï), le concept rappelle de nombreuses éléments. Un peu trop même.

Pour incarner le Capitaine, notre ami Pascal porte des déguisements. Tiens, ca rappelle le Sergeant Pepper des Beatles ça ! Quand McCartney s'imaginait dans la peau d'un autre groupe, arborant des tenues colorées et militaires. Même concept. Zut alors, il a copié sur l'album le plus connu du groupe le plus célèbre de tous les temps. Pas de chance.




















Mais pourquoi chercher si loin ? Cette fameuse veste militaire Napoléonienne nous renvoie à d'autres anglais : Coldpay ! Bien sur. Chris Martin et ses accolytes arborent depuis des mois ces habits dans leurs clips, concerts, interviews, disques et affiches. Sûrement un hasard…







Sauf que le premier clip extrait de l'album d'Obispo ("Le Drapeau") ressemble étrangement à celui de "Vida La Vida". Mais surtout à celui de "Shoot The Runner" de Kasabian (groupe célèbre pour ces vestes…napoléonniennes…). Puis Pascal prend les mêmes poses que Chris. Tiens, même, les violons nous renvoient à ceux de "Vida La Vida" ! Etrange. Coïncidence. C'est vrai que l'on n'a jamais aperçu le Français au concert des Anglais à l'Olympia en 2005…

Mais bon quand on sait que Coldplay a été accusé de plagiat par Satriani, guitariste chauve à bonnet et lunettes…qui rappelle le look de l'auteur de "Lucie", on tourne en rond ? Peut-être même que Coldplay doit tout a Pascal !



Puis finalement, cet alter-égo clownesque et enfantin, n'est ce pas également une relecture du personnage scénique de –M- ? Obispo prend les devant en expliquant sérieusement que ce disque est destiné aux enfants. Oui, c'est sur les adultes vont pas aimer ! Autant anticiper.

Déjà immédiatement ridicule, le chanteur populaire, en quête de crédibilité (auprès des enfants ?) lâche sur le plateau : "je ne suis pas branché puisque je ne chante pas sur votre plateau". Oh, il a besoin de reconnaissance et de branchitude. D'ailleurs, ni Tania ni Mouloud ne sont présents. Bizarre.

Interrogé sur l'écologie, sujet principal de son "disque", il s'égare et avoue ne rien y connaître mais "faire quelque chose à son petit niveau d'artiste". Surtout, c'est un sujet vendeur et dans l'air du temps. Biba va adorer et les enfants aussi.

Enfin, sur le projet de loi Hadopi, il s'énerve. C'est vrai quoi, c'est quoi ces gens qui téléchargent gratuitement les œuvres des artistes ! On verra si ces gauchistes laisseraient des inconnus rentrer chez eux pour piller leur frigo. Bah oui forcément. En même temps…Payer pour écouter Obispo…

Et puis de s'exciter quant au futur de l'industrie musicale tout en mettant en avant son chef-d'œuvre de poche : "Je ne suis pas sur que l'on pourra encore financer des disques ou des projets tel que le mien dans 4 ou 5 ans". On n'a envie de répondre tant mieux.

Mais bon, l'homme du bassin d'Arcachon est Homme d'engagement : n'a-t-il pas chanté pour les Enfoirés ? Ecrit pour le Sidaction ? Et comme il n'oublie pas de le rappeler modestement, n'a-t-il-pas donné des concerts de soutien pour les pécheurs d'huître du Bassin ?



Normalement, son prochain grand combat devrait être : Les Chihuahuas. Vu le nombre de personnes âgées à la retraite ces prochaines années, plus ou moins fortunées et accompagnées de chiens à sa maman, un terrain revendicateur s'offre déjà à lui ! Ah fier Homme de combat.

Ah Pascal…déjà à l'époque de tes succès, tu lorgnais sur Radiohead et Jeff Buckley. Puis tu as piqué à Polnareff. Un peu grillé, tu as avoué qu'il s'agissait d'un hommage. Mais alors est-ce que la pochette de "Les Fleurs Du Bien" sorti en 2007 était un hommage à celle de The Cure (album The Cure) sorti en…2005…Ou pur hasard ?















Non, rien ne m'échappe cher Pascal et la liste n'est pas exhaustive…

samedi 25 avril 2009

Sur les Platines à Toto

Du neuf et du vieux !

Commençons par rendre hommage à Betty Davis, soulgirl agressive et quelque peu chahutée à la sortie de ses albums dans les 70's. Explicitement sexuel et implicitement sauvage, la féline, ex-femme de Miles Davis, savait s'entourer. Doctor Morgan recommande donc :

Betty Davis : This Is It


Le mauvais goût de la pochette n'a d'égal que le bon goût de la dame. Excessive certes, mais c'est ce qu'on aime dans le Rock N' Roll.


Morceau : Anti Love Song






The Black Box Revelation : Set Your Head On Fire


Simple duo Belge qui s'est dit : "Tiens, c'est pas mal les White Stripes et les Stooges. On pourrais râler comme l'Iguane et riffer comme Jack". Pas con.
Ça sent plus le zizi que chez Ghinzu même si les zizis sont encore petits ici. Mais les deux petits mecs ont quand même un avantage : ils savent écrire des chansons. Sérieux ?

Morceau : Love, Love Is On My Mind




Radiohead : Rééditions Pablo Honey - The Bends - OK Computer

Ok, ceux là on en à bouffer. Même que Pablo Honey est assez peu ragoûtant avec son rock grossier et lyrique. Puis Thom Yorke irrite. Certes. OK . Dès The Bends, l'affaire se corse. Tout les Anglais ont voulu faire The Bends après ça. Blur et Oasis pouvait toujours se battre à coup de singles, Radiohead planait déjà dans la stratosphère. Avant d'écraser son vaisseau technologique sur notre bonne vieille planète pleine de - Oh ! Horreur - d'êtres humains. Machine Vs Human donc : OK Computer. On connaît par coeur.

Mais pour les demi-fans, ces 3 rééditions valent surtout pour le second disque bourré de face b passionnantes (Talk Show Host bien sur), de remix atmosphériques (Climbing Up The Walls en dub), version alternative (Creep acoustique), live (Lucky) ou performances radios (BBC session de 1994). Il y a beaucoup a découvrir pour les néophytes. Ajouter les DVD et les zolis coffrets et obtenez 3 beaux objets à exposer avec frime sur votre étagère Habitat à 130 € qui faisait triste mine avec son 3 livres de Marc Levy et de Ian Brown.


Enfin, pour ceux qui n'auraient pas encore compris le battage médiatique autour de la mort de Alain Bashung :

Bashung - La Tournée Des Grands Espaces

Parce que la musique s'avère encore plus belle quand les gens sont morts. Parce que c'est le dernier témoignage live du monsieur. Parce que ça glace le sang. Parce qu'un timbre comme le sien dresse les poils. Parce que Faites Monter. Parce que Jean Fauque. Et Gainsbourg. Parce qu'en France, on a pas beaucoup de rock mais des gens comme Bashung qui transcende les genres. Parce que les jeux de mots. Parce que Madame Rêve. Parce que le titre. Parce que la photo.
Morceau : Mes Bras

mercredi 8 avril 2009

Putain 15 ans


15 ans exactement. Un plombier découvrait le corps d'un homme blond étalé, par la fenêtre d'une sinistre demeure de Seattle. Le peroxydé en question venait de vendre quelques millions d'albums de rock sale et lumineux à travers le monde. L'homme de la providence. Le dernier échappé de l'underground. Et surtout le dernier incident de parcours d'une industrie musicale castratrice. Ensuite, plus rien ne sera pareil.

La machine a compris, tué, avalé, digéré et craché, s'est bouffée la queue putréfiée avant de s'étouffer et lentement dépérir enfin 15 ans plus tard.
Oui depuis Kurt Cobain et Nirvana, le rock est retourné à sa place. Dans les caves essentiellement. Même le retour des guitares en 2001, annoncé comme la prochaine révolution (Pocket Revolution donc, comme dirait dEUS) restera finalement discret comparé au raz-de-marée Nirvana. De 1991 à 1994, les radios et télévisions du monde entier (enfin presque) programmaient du Smells Like Teen Spirit au pire, et du Rape Me au mieux. L'époque au Difool évoquait bistouquette et foufoune en direct puis enquillait Lithium et Killing In The Name. Sur NRJ, Skyrock et toutes ces grandes radios adolescentes. Nulle Part Ailleurs programmait chaque soir un groupe sorti de nulle part ailleurs que le trou du cul du monde et tout le monde trouvait ça normal. L'effet Seattle.


En comparaison, Strokes, White Stripes ou Libertines passent à peine sur la FM à l'exception de radios spécialisées (mais qui préfèrent Superbus et Cali quand même). Et quand les supporters entonnent le refrain de Seven Nation Army dans les stades (après les chansons de Patrick Sebastien), ils n'ont pas la moindre idée qu'il s'agit d'un duo chelou de Detroit plutôt obscur à la base.


A l'inverse, tout est devenu "rock". Plus personne n'en écoute vraiment mais tout le monde un peu quand même. Ainsi on voit des émissions de déco qui propose des "papier peints rock". Je sais pas ce que ça veut dire. U2 remplit le stade de France et on trouve ça "un petit peu rock" de s'y rendre. En famille ? On joue avec papa à Guitar Hero Metallica. Et même Laurence Ferrari trouve NTM "super sympa" en 2009. Un autre groupe de 1991 tiens.

Le pauvre Cobain, en se retrouvant à vendre par accident son riff à la planète entière il y a 15 ans, a peut-être dépucelé les oreilles d'adolescents de la génération X qui se sont fait un plaisir de nous revendre 15 ans plus tard leur sauce. Puisqu'ils portaient des jeans troués en 1994, avant de retourner en école de commerce, ils se sont dits qu'ils allaient vendre à nos contemporains leur définition de l'attitude rebelle diluée dans tous les produits et concepts sur le marché. Comme ces enfoirés d'hippies. Même scénario.

Quel enfoiré ce Kurt quand même. Ils n'auraient pas apprécié de voir ses rejetons du grunge devenir les rois de l'information (comme disait Jacques Dutronc). Il voulait changer le monde, il a créé Frédéric Beigbeder…

Enfin ce n'est que la vision pessimiste tout cela. D'un autre coté, il aura sorti de l'ombre nombres de groupes passionnants et donner envie à des milliers d'adolescents l'envie de prendre une guitare et créer. Donc oui 15 ans. Et pour moi, 15 ans essentiellement consacré à la cause. No compromise. 15 ans. Fatiguant.

mardi 7 avril 2009

Prévisions et plus que rumeurs Rock En Seine 2009




Pas encore l'affiche de l'année mais beaucoup plus alléchante que l'an passé.





- Oasis


- Faith No More


- MGMT


- The Prodigy


- Bloc Party


- The Offspring


- Madness


- Vampire Weekend


- Eagles Of Death Metal


- Just Jack


- Birdy Nam Nam


- Amy McDonald


-Vitalic


- Sammy Decoster


- Esser


- Robin McKelle


- Sliimy


- James Hunter


-Kitty Daisy & Lewis

On s'est pas pissé dessus en découvrant ses 1ers noms. RES veut frapper un gros coup en programmant Oasis (public en masse, petits et grands, rockers du dimanche et lecteur de R&F) et Faith No More (come-back de l'année, suffisamment pointu pour fermer la gueule des détracteurs).

Mais Prodigy, Birdy Nam Nam, Vampire Week-end et Eagles Of Death Metal, c'est plutôt pas mal pour un festival grand public.

Faut de gout tragique : Offspring et Sliimy. Mais spectacles comiques et musiques ont souvent fait bon ménage dans les années 60.

lundi 6 avril 2009

La musique Rock n' Roll dans ton salon

Je profite de ce magnifique blog dont l'influence sur la population musicale française et francophone n'est plus à prouver, pour vous faire part d'une petite découverte qui ravira les ex-lecteurs de Best de 56 ans, le jeune prétentieux de 17 ans et puis ma soeur que j'aime beaucoup.
Situation : de temps en temps, on a juste envie de claquer 20 euros dans un disque, se rendre dans un magasin (le truc avec des gens, des stocks, des caisses et du carrelage blanc) et de ressortir avec un objet, un vrai. Problème, on a déjà téléchargé la moitié de ce qui est proposé en rayon, et souvent c'était sans intérêt. On veut du neuf, mais on ne sait à quel saint se vouer (moi, rock&folk, les Eurocks, Tele 7 Jours, votre voisin fan de jaaaazz). Puis 20 euros, faut pas se tromper et chopper le dernier Ghinzu dont tout le monde dit le plus grand bien alors qu'il est prétentieux à souhait.

Certes, les derniers Magnetix, Black Box Revelation, Obits, The Rakes, Stuck In The sound, Franz Ferdinand valent un achat les yeux grand fermés.

Puis je tombe sur cet objet épais : un coffret 5 CD "I Love Rock! volume 2". Bah merde, une compilation comme dans les années 90. Je m'attends à y trouver les habituels tubes "rock" : Cali, Superbus, U2, Pink ou peut-être le dernier Travis.

Perdu : pour 19 euros, 100 morceaux, répartis sur 5 CD à thème. Je parcours la tracklist et les bras m'en tombent, la mâchoire s'affaisse. Je ramasse le coffret et ma bave, et lit :

CD 1 : des choses récentes, pop-rock ou revival 2000. Bloc Party, Franz, Hives, Kills, Hushpuppies, Stuck, Poni Hoax, Adam Kesher, Panico ou Fancy .

CD 2 : garage psyché ou combos obscurs : Bellrays, Vines, Heavy, Rodeo Massacre, Shannon Wright (oui oui), Walkmen, Black Angels ou Prefuse 73 (avec Kazu).

CD 3 : des bizarreries bandantes. Notwist, Elliott Smith, Lightspeed Champion, Why?, Go Team, Zombie Zombie et Born Ruffians !

CD 4 : rock n' roll toute : Presley, Cash, Johnny Burnette, Lewis, Richard, Cochran, Berry, Diddley, Yardbirds, et même Kinks.

CD 5 : punk et post-punk : Pistols, Ramones, Buzzcocks, Undertones, Fall, Iggy, Sebadoh, Carbon / Silicon, Echo & The Bunnymen, A Certain Ratio, nits....


Merde. Pour 19 euros. Et le volume 1 s'aventure dans les mêmes terres plus ou moins inconnues. Merde pour 19 euros. 100 morceaux pour apprendre, découvrir, se prendre pleins la gueule, épater tes potes en soirée avec ta sélection. 19 euros.


Vous voyez, certains font des efforts. Là c'est Wagram qui s'y colle. On les remercie.